Construire sa progression
Cadre, visées du référentiel, fil conducteur, séquences, programmation : construire sa progression étape par étape, la vérifier par des contrôles automatiques, l’enregistrer, l’exporter ou l’imprimer. Quatre exemples à charger pour s’inspirer.
Ouvrir l'outil seul : plein écran, projection ou impression.
À propos de cet outil : quand l’utiliser, vos données, sources
Quand l’utiliser
- Vous construisez une progression annuelle, de cycle ou de module, pour la première fois ou après un changement de classe.
- Vous voulez vérifier que votre progression tient dans le volume réel, que ce qui est visé par le référentiel est introduit avant d’être évalué et que des marges sont prévues.
- Vous cherchez des idées de structure : les quatre exemples (cycle à fil rouge, spirale, chronologique vers un livrable, module court par blocs) montrent des logiques différentes, sur quatre référentiels différents.
Progression et programmation
L’outil produit les deux à partir des mêmes saisies. La progression est le tableau des séquences dans l’ordre : période, titre ou problématique, évaluation, nombre de séances. La programmation est la matrice visées × séquences : où chaque capacité, objectif ou visée est introduit (●), repris (◐) et évalué (○). Cette distinction est une lecture proposée par l’outil : le classeur TUTAC ne définit pas « programmation ».
Vos données
La progression en cours est mémorisée dans ce navigateur. Pour en garder plusieurs, enregistrez chacune dans un fichier .json et rouvrez-la ensuite ; l’export CSV et la copie en texte permettent de la transmettre. Rien n’est envoyé.
Sources et limites
Classeur TUTAC (DGER) : fiche 1 « S’appuyer sur les référentiels de diplômes pour construire son enseignement » (structure des référentiels), fiche 5 « Planifier l’enseignement en construisant progressions et séquences » (ruban, progression, séquence ; marge d’environ 1 à 2 séances par trimestre ; alignement), fiche 9 « Évaluer des capacités en vue de la délivrance d’un diplôme professionnel » (la capacité pilote l’évaluation, validée une seule fois ; les objectifs modulaires ne sont pas évalués en tant que tels) ; formation de prise de poste des enseignants. Les quatre exemples sont inspirés de pratiques réelles, simplifiés ; leurs répartitions sont indicatives. Les contrôles sont des lectures proposées par l’outil, pas des règles des textes.
Capacité, objectif, compétence : quel mot pour quoi ?
Le mot juste dépend du document que vous lisez. L’outil vous demande de choisir (étape 2) pour adapter ses intitulés.
| Mot | Ce qu’il désigne | Où on le trouve |
|---|---|---|
| Capacité | « Le potentiel d’un individu en termes de combinatoire de connaissances, savoir-faire et comportements » : un pouvoir d’agir dans des familles de situations. Elle pilote l’évaluation et n’est validée qu’une seule fois. | Référentiel de compétences et d’évaluation d’un diplôme professionnel : capacités générales communes aux diplômes de même niveau, capacités professionnelles spécifiques |
| Objectif (avec ses points numérotés, par exemple 4.2) | Ce que le module ou le programme attend de l’enseignement. Dans un diplôme professionnel, un objectif de module n’est pas évalué en tant que tel : il contribue à une ou plusieurs capacités. | Référentiel de formation, organisé en modules (« objectif des modules et attendus de la formation ») ; programme ou référentiel des classes de collège |
| Compétence | Une capacité reconnue et validée, mobilisée en situation par un professionnel en activité. Pour un élève, on parle de capacités : l’apprenant qui a acquis les capacités visées deviendra compétent en situation, avec l’expérience. | Référentiel d’activités et fiches de compétences ; bloc de compétences : regroupement de compétences évaluable et validable |
| Finalité, thématique | Ce qu’un texte fixe pour une activité pluridisciplinaire ou un projet, sans le décliner en capacités. | Activités pluridisciplinaires, projets |
Dans une séquence, l’objectif général est ce que l’élève doit avoir acquis à la fin (capacités ou compétences visées) ; les objectifs intermédiaires permettent d’y arriver. Le mot « compétence » a aussi d’autres sens dans l’enseignement agricole : compétences psychosociales (CPS), compétences numériques du cadre de référence Pix. Ce sont des notions distinctes.
Voir aussi : Capacité, compétence, bloc, SPS · Glossaire de l’enseignement agricole.
Atelier : analyser des progressions avant de construire la sienne
Chargez un exemple, puis répondez à ces questions, seul ou en sous-groupe. L’objectif n’est pas de copier, mais de repérer la logique de construction.
- Échelle et volume : cycle, année ou module ? Combien de séances ?
- Fil conducteur : qu’est-ce qui relie l’ensemble (mission, problématique, livrable, public) ?
- Logique d’ordre : pourquoi dans cet ordre (difficulté croissante, spirale, calendrier, étapes d’un projet, démarche) ?
- Évaluations : où sont-elles placées, de quel type ?
- Contraintes du calendrier : comment sont prises en compte les vacances, les périodes en entreprise, les jalons ? Y a-t-il des marges ?
- Référentiel : quelle unité est programmée (capacités, objectifs, finalité) et comment voit-on que tout est couvert ?
- Unité de sens : qu’est-ce qui fait qu’un groupe de séances forme une séquence ?
- Reprise par un collègue : que faudrait-il ajouter pour qu’un autre enseignant puisse s’en servir ?
- Pour moi : une idée à garder, un choix que je ne ferais pas, et pourquoi.
Comparez ensuite deux exemples : ce qu’ils ont en commun correspond aux étapes de la construction ; ce qui diffère correspond aux choix de l’enseignant, et au référentiel sur lequel ils s’appuient.
Voir aussi : Assistant de fiche séance · Choisir son type d’évaluation. Origine et traitement des contenus : Sources et mentions.